Guide des démarches en ligne
Congé de maladie du fonctionnaire
Vous êtes fonctionnaire et vous êtes malade ou avez été victime d'un accident non professionnel, ce qui vous met dans l'incapacité de travailler ? Vous pouvez être placé en congé de maladie par votre administration employeur sur présentation d'un arrêt de travail. Nous vous présentons les règles applicables au congé de maladie, selon votre fonction publique d'appartenance (État - FPE, territoriale - FPT, hospitalière - FPH).
FPE
FPE
Si vous êtes en activité ou en détachement, vous pouvez être placé en congé de maladie (appelé auparavant congé de malade ordinaire - CMO) lorsque la maladie ou un accident survenu hors temps de travail vous met dans l'impossibilité d'exercer vos fonctions.
Vous devez pour cela adresser à votre administration employeur un avis d'arrêt de travail.
Pour être placé en congé de maladie, vous devez adresser à votre administration employeur un avis d'arrêt de travail dans les 48 heures qui suivent son établissement par un médecin, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme.
Cet avis d’arrêt de travail précise les éléments d'ordre médical et les motifs justifiant l'arrêt de travail et sa durée.
La durée de l’arrêt de travail ne peut pas être supérieure à 31 jours pour une 1re prescription, sauf si le médecin, le chirurgien-dentiste ou la sage-femme justifie de la nécessité d'une durée plus longue au vu de votre situation et compte-tenu des éventuelles recommandations de la Haute Autorité de santé.
L’avis d'arrêt de travail peut être dématérialisé.
Si l’avis d'arrêt de travail n’est pas dématérialisé, vous devez transmettre à votre administration employeur les volets n°2 et 3 de l'avis d'arrêt de travail. Vous conservez le volet n°1. Ce volet doit être présenté au médecin agréé de l'administration, en cas de contre-visite ou de tout autre examen médical.
En cas de renouvellement de votre arrêt de travail, vous devez transmettre à votre administration votre prolongation dans le même délai de 48 heures suivant l'établissement de l'arrêt de travail.
Comme l’arrêt initial, l’avis de prolongation précise la durée de l’arrêt. La durée de l’arrêt de travail ne peut pas être supérieure à 62 jours.
En cas de non-respect du délai de 48 heures, votre administration vous informe par courrier du retard constaté.
Elle vous informe également que vous vous exposez à une réduction de votre rémunération en cas de nouvel envoi tardif dans les 24 mois suivant ce 1er envoi tardif. En cas de nouvel envoi tardif d'un arrêt de travail, la rémunération due entre la date d’établissement du nouvel arrêt de travail et la date de sa transmission est réduite de moitié.
Le délai d'envoi de 48 heures peut être dépassé en cas d'hospitalisation.
Et si vous êtes dans l'impossibilité de respecter le délai de 48 heures, hors hospitalisation, vous disposez de 8 jours suivant l'établissement de l'arrêt de travail pour justifier de cette impossibilité.
En cas de nouvel envoi tardif d'un arrêt de travail, la réduction de moitié de votre rémunération concerne votre traitement indiciaire brut et vos primes et indemnités.
En revanche, les éléments de rémunération suivants continuent de vous être versés en totalité :
Prise en charge partielle du prix du titre de transport en commun que vous utilisez pour vos déplacements entre votre domicile et votre lieu de travail
Avantages en nature
Remboursement de frais
Primes et indemnités liées au changement de résidence, à la primo-affectation, à la mobilité géographique et aux restructurations
Primes et indemnités liées à l'organisation du travail
Indemnités d'enseignement ou de jury et autres indemnités non directement liées à l'emploi
Part ou intégralité des primes et indemnités dont la modulation est fonction des résultats et de la manière de servir
Versements exceptionnels ou occasionnels de primes et indemnités correspondant à un fait générateur unique.
La durée du congé de maladie peut être d'un an maximum pendant une période de 12 mois consécutifs.
Le temps passé en congé de maladie est sans effet sur vos droits à avancement (d'échelon et de grade).
Le temps passé en congé de maladie ne réduit pas vos droits aux autres congés, notamment aux congés suivants :
Congé pour validation des acquis de l'expérience
Congé pour bilan de compétences.
Rappel
Si vous ne pouvez pas bénéficier de vos congés annuels en raison de congés de maladie, une partie de vos congés annuels peut être reportée sous certaines conditions.
Les périodes pendant lesquelles vous êtes en congé de maladie ne vous donnent pas droit à des RTT.
Si vous êtes fonctionnaire stagiaire, les congés de maladie, au-delà d'une certaine durée, prolongent la durée de votre stage.
Vous pouvez demander à réaliser ou poursuivre une formation ou un bilan de compétences en vue de favoriser votre réadaptation ou votre reconversion professionnelle. Votre demande est soumise à l'avis favorable du conseil médical. Votre administration employeur se prononce sur votre demande dans un délai de 30 jours.
Les périodes de congé de maladie sont prises en compte pour la retraite.
Pour le départ en retraite anticipée pour carrière longue, les congés de maladie, quels qu’ils soient (maladie ordinaire, longue maladie (CLM), longue durée (CLD), citis) sont pris en compte dans la limite de 4 trimestres.
Pendant votre congé de maladie, vous devez cesser tout travail rémunéré (sauf les activités ordonnées et contrôlées médicalement en vue de votre réadaptation à l'emploi).
En cas de non-respect de cette obligation, votre rémunération n'est plus versée jusqu'à ce que vous respectiez l'obligation concernée.
Votre administration employeur peut vous soumettre à tout moment à une visite de contrôle par un médecin agréé.
Vous êtes obligatoirement soumis à un examen de contrôle, par un médecin agréé, au moins 1 fois après 6 mois consécutifs de congé de maladie.
Un médecin agréé est un médecin généraliste ou spécialiste figurant sur une liste établie, dans chaque département, par le préfet, sur proposition de l’Agence régionale de santé, après avis du Conseil départemental de l’ordre des médecins. Un médecin agréé a notamment pour rôle d'effectuer les contre-visites et les expertises.
En cas de refus de votre part de vous soumettre à ces examens, votre rémunération n'est plus versée.
Si vous ou votre administration employeur contestez l'avis du médecin agréé, vous pouvez saisir le conseil médical.
Votre administration peut également faire procéder au contrôle administratif de votre arrêt de travail par toute personne habilitée pour cela.
Ce contrôle porte sur votre présence à votre domicile, ou à votre lieu de repos s'il est différent, lorsque les sorties ne sont pas autorisées ou pendant les heures de présence obligatoire indiquées par votre médecin sur l’arrêt de travail.
En cas d’absence injustifiée ou de refus de vous soumettre à ce contrôle administratif, le versement de votre rémunération est interrompu jusqu'à la date de fin de votre arrêt de travail.
Les périodes pendant lesquelles le versement de la rémunération est interrompu compte dans la période de congé en cours.
Vous reprenez vos fonctions. Votre poste de travail peut éventuellement être adapté à votre état de santé si nécessaire.
Si vous avez été placé en congé de maladie pendant 12 mois consécutifs, vous ne pouvez reprendre votre travail qu'après avis favorable du conseil médical.
Pendant toute la durée de la procédure devant le conseil médical, vous êtes provisoirement placé en disponibilité d'office pour raison de santé.
Pendant cette période de disponibilité d'office, vous percevez une indemnité égale au montant du traitement indiciaire et, éventuellement, des primes et indemnités que vous perceviez à la fin de votre congé de maladie.
Cette indemnité vous est versée jusqu'à la date de la décision de reprise de service.
Lorsque l'instruction de votre dossier par le conseil médical nécessite l'expertise d'un médecin agréé, vous devez vous soumettre à cet examen médial. En cas de refus de votre part, l'indemnité cesse de vous être versée.
En cas de refus de rejoindre le ou les postes de travail qui vous sont proposés sans motif valable lié à votre état de santé, vous pouvez être licencié après avis de la commission administrative paritaire.
Si vous êtes atteint d’une pathologie pouvant donner lieu à un congé de longue maladie (CLM), vous pouvez demander à être placé en CLM en cours ou à la fin de vos droits à congé de maladie.
Connaître les maladies ouvrant droit à un CLM
Vous pouvez être placé en CLM si vous êtes atteint d'une maladie figurant sur une liste fixée par arrêté.
Cette liste n'est pas limitative : un CLM peut être accordé pour d'autres maladies après avis du conseil médical.
Si vous ne pouvez pas reprendre vos fonctions antérieures à la fin de votre congé de maladie, votre situation est soumise à la consultation du conseil médical. Elle varie selon que vous êtes fonctionnaire titulaire ou stagiaire :
Fonctionnaire titulaire
Fonctionnaire titulaire
Si vous ne pouvez pas reprendre votre service à la fin de votre congé de maladie, vous pouvez :
Pendant toute la durée de la procédure devant le conseil médical, vous êtes provisoirement placé en disponibilité d'office pour raison de santé.
Pendant cette période de disponibilité d'office provisoire, vous percevez une indemnité égale au montant du traitement indiciaire et, éventuellement, des primes et indemnités que vous perceviez à la fin de la dernière période de congé de longue maladie.
Cette indemnité vous est versée jusqu'à la date de la décision de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite.
Lorsque l'instruction de votre dossier par le conseil médical nécessite l'expertise d'un médecin agréé, vous devez vous soumettre à cet examen médical. En cas de refus de votre part, l'indemnité cesse de vous être versée.
Si le conseil médical propose votre placement en disponibilité pour raison de santé, l'indemnité qui vous a été versée pendant la période d'instruction de votre dossier vous reste acquise.
En cas de reclassement sur un emploi compatible avec votre état de santé, si vous refusez le ou les postes proposés sans motif valable lié à votre état de santé, vous pouvez être licencié après avis de la commission administrative paritaire.
Fonctionnaire stagiaire
Fonctionnaire stagiaire
Si vous ne pouvez pas reprendre votre service à la fin de votre CLM, vous pouvez :
Si vous étiez détaché pour stage et êtes titulaire dans un autre corps ou cadre d’emplois, il est mis fin à votre détachement pour stage et vous êtes remis à disposition de votre administration d'origine.
Dans votre administration d'origine, votre situation est examinée selon les règles applicables au fonctionnaire titulaire.
FPT
FPT
Si vous êtes en activité ou en détachement, vous pouvez être placé en congé de maladie (appelé auparavant congé de malade ordinaire - CMO) lorsque la maladie ou un accident survenu hors temps de travail vous met dans l'impossibilité d'exercer vos fonctions.
Vous devez pour cela adresser à votre administration employeur un avis d'arrêt de travail.
Pour être placé en congé de maladie, vous devez adresser à votre administration employeur un avis d'arrêt de travail dans les 48 heures qui suivent son établissement par un médecin, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme.
Cet avis d’arrêt de travail précise les éléments d'ordre médical et les motifs justifiant l'arrêt de travail et sa durée.
La durée de l’arrêt de travail ne peut pas être supérieure à 31 jours pour une 1re prescription, sauf si le médecin, le chirurgien-dentiste ou la sage-femme justifie de la nécessité d'une durée plus longue au vu de votre situation et compte-tenu des éventuelles recommandations de la Haute Autorité de santé.
L’avis d'arrêt de travail peut être dématérialisé.
Si l’avis d'arrêt de travail n’est pas dématérialisé, vous devez transmettre à votre administration employeur les volets n°2 et 3 de l'avis d'arrêt de travail. Vous conservez le volet n°1. Ce volet doit être présenté au médecin agréé de l'administration, en cas de contre-visite ou de tout autre examen médical.
En cas de renouvellement de votre arrêt de travail, vous devez transmettre à votre administration votre prolongation dans le même délai de 48 heures suivant l'établissement de l'arrêt de travail.
Comme l’arrêt initial, l’avis de prolongation précise la durée de l’arrêt. La durée de l’arrêt de travail ne peut pas être supérieure à 62 jours.
En cas de non-respect du délai de 48 heures, votre administration vous informe par courrier du retard constaté.
Elle vous informe également que vous vous exposez à une réduction de votre rémunération en cas de nouvel envoi tardif dans les 24 mois suivant ce 1er envoi tardif. En cas de nouvel envoi tardif d'un arrêt de travail, la rémunération due entre la date d’établissement du nouvel arrêt de travail et la date de sa transmission est réduite de moitié.
Le délai d'envoi de 48 heures peut être dépassé en cas d'hospitalisation.
Et si vous êtes dans l'impossibilité de respecter le délai de 48 heures, hors hospitalisation, vous disposez de 8 jours suivant l'établissement de l'arrêt de travail pour justifier de cette impossibilité.
En cas de nouvel envoi tardif d'un arrêt de travail, la réduction de moitié de votre rémunération concerne votre traitement indiciaire brut et vos primes et indemnités.
En revanche, les éléments de rémunération suivants continuent de vous être versés en totalité :
Prise en charge partielle du prix du titre de transport en commun que vous utilisez pour vos déplacements entre votre domicile et votre lieu de travail
Avantages en nature
Remboursement de frais
Primes et indemnités liées au changement de résidence, à la primo-affectation, à la mobilité géographique et aux restructurations
Primes et indemnités liées à l'organisation du travail
Indemnités d'enseignement ou de jury et autres indemnités non directement liées à l'emploi
Part ou intégralité des primes et indemnités dont la modulation est fonction des résultats et de la manière de servir
Versements exceptionnels ou occasionnels de primes et indemnités correspondant à un fait générateur unique.
La durée du congé de maladie peut être d'un an maximum pendant une période de 12 mois consécutifs.
Vous percevez 90 % de votre traitement indiciaire brut pendant 3 mois, puis la moitié de votre traitement indiciaire pendant 9 mois.
Les droits à 90 % ou à 50 % de votre traitement indiciaire sont décomptés, pour chaque jour d'arrêt de travail, en fonction des jours d'arrêt à 90 % ou à 50 % déjà accordés au cours des 365 (ou 366) jours précédents.
Chaque arrêt de travail fait l'objet d'un jour de carence non rémunéré.
La rémunération se calcule sur la base de 360 trentièmes (30 trentièmes par mois quel soit le nombre réel de jours dans le mois).
Lorsque vous êtes en congé de maladie, vous pouvez bénéficier de 90 trentièmes à 90 % et de 270 trentièmes à 50 %.
Lorsque vous dépassez 90 jours à plein traitement dans la période de référence de 365 jours, vous basculez en demi-traitement pour le reste des jours de maladie, dans la limite de 270 jours.
Exemple
Si vous êtes placé en arrêt de travail pendant 3 mois consécutifs du 20 mars au 17 juin inclus (90 jours calendaires), vous percevez 90 % de votre traitement indiciaire pendant 89 jours ou trentièmes (90 jours - 1 jour de carence) si vous n'avez pas déjà été en arrêt de travail pendant 90 jours rémunérés à 90 % depuis le 21 mars de l’année précédente.
Le jour de carence n'est pas rémunéré, mais il est décompté comme s'il s'agissait d'un jour de congé de maladie rémunéré à 90 %.
Si vous avez déjà été placé en arrêt de travail pendant 60 jours depuis le 21 mars de l’année précédente, rémunérés à 90 %, vous avez droit à 90 % de votre traitement indiciaire pendant seulement 30 jours ou trentièmes.
Vous percevez donc 90 % de votre traitement indiciaire pendant 30 jours calendaires correspondant à la période du 20 mars au 18 avril. Toutefois, le 1er jour (le 20 mars) fait l'objet d'une retenue d'1/30e (jour de carence), mais il est décompté comme s'il s'agissait d'un jour de congé de maladie rémunéré à 90 %.
Et, à partir du 19 avril, vous êtes rémunéré à demi traitement jusqu'à la fin de votre arrêt de travail.
Toutefois, le jour de carence ne s'applique pas lors du 2e arrêt de travail si vous n'avez pas repris le travail plus de 48 heures entre 2 congés de maladie accordés pour la même affection.
Il en est ainsi :
Lorsque le nouvel arrêt de travail prolonge l'arrêt précédent et que le médecin prescripteur a coché la case prolongation
Ou quand vous tentez de reprendre vos fonctions et vous trouvez dans l'obligation de vous arrêter de nouveau 1 ou 2 jours plus tard
Ou lorsque vous n'avez pas pu consulter votre médecin un samedi, un dimanche ou un jour férié accolé au week-end pour des raisons indépendantes de votre volonté.
Le nouvel arrêt est considéré comme une rechute et une prolongation puisqu'il n'y a pas eu disparition de la cause de l'arrêt initial.
Le délai de 48 heures, décompté en jours calendaires, commence à courir à partir du 1er jour qui suit le dernier jour de votre arrêt de travail initial.
Les autres éléments de rémunération sont versés dans les conditions suivantes :
Éléments de rémunération |
Conditions de versement pendant 3 mois |
Conditions de versement pendant 9 mois |
|---|---|---|
Indemnité de résidence (IR) |
100 % |
100 % |
Supplément familial de traitement (SFT) |
100 % |
100 % |
Nouvelle bonification indiciaire (NBI) |
90 % |
50 % |
Primes et indemnités |
Les conditions de suspension ou de maintien des primes et indemnités sont fixées par délibération de votre collectivité employeur |
En cas de prolongation de votre arrêt de travail initial, votre rémunération n'est maintenue que si la prolongation est prescrite par le médecin prescripteur de l’arrêt initial, par votre médecin traitant, par la sage-femme ou par le chirurgien-dentiste, sauf en cas d’impossibilité justifiée de votre part.
La prolongation ne peut être réalisée par un acte de télémédecine que si les conditions suivantes sont remplies :
Il s’agit du 1er renouvellement de votre arrêt de travail initial
La durée de la prolongation ne dépasse pas 3 jours et n’a pas pour effet de porter à plus de 3 jours la durée de votre arrêt de travail déjà en cours.
Ces conditions ne s’appliquent pas lorsque l'arrêt de travail est renouvelé par votre médecin traitant ou votre sage-femme référente ou, en cas d'impossibilité justifiée, de consulter un professionnel médical compétent pour obtenir, en sa présence, une prolongation de votre arrêt de travail.
Le temps passé en congé de maladie est sans effet sur vos droits à avancement (d'échelon et de grade).
Le temps passé en congé de maladie ne réduit pas vos droits aux autres congés, notamment aux congés suivants :
Congé pour validation des acquis de l'expérience
Congé pour bilan de compétences.
Rappel
Si vous ne pouvez pas bénéficier de vos congés annuels en raison de congés de maladie, une partie de vos congés annuels peut être reportée sous certaines conditions.
Les périodes pendant lesquelles vous êtes en congé de maladie ne vous donnent pas droit à des RTT.
Si vous êtes fonctionnaire stagiaire, les congés de maladie, au-delà d'une certaine durée, prolongent la durée de votre stage.
Vous pouvez demander à réaliser ou poursuivre une formation ou un bilan de compétences en vue de favoriser votre réadaptation ou votre reconversion professionnelle. Votre demande est soumise à l'avis favorable du conseil médical. Votre administration employeur se prononce sur votre demande dans un délai de 30 jours.
Les périodes de congé de maladie sont prises en compte pour la retraite.
Pour le départ en retraite anticipée pour carrière longue, les congés de maladie, quels qu’ils soient (maladie ordinaire, longue maladie (CLM), longue durée (CLD), citis) sont pris en compte dans la limite de 4 trimestres.
Pendant votre congé de maladie, vous devez cesser tout travail rémunéré (sauf les activités ordonnées et contrôlées médicalement en vue de votre réadaptation à l'emploi).
En cas de non-respect de cette obligation, votre rémunération n'est plus versée jusqu'à ce que vous respectiez l'obligation concernée.
Votre administration employeur peut vous soumettre à tout moment à une visite de contrôle par un médecin agréé.
Vous êtes obligatoirement soumis à un examen de contrôle, par un médecin agréé, au moins 1 fois après 6 mois consécutifs de congé de maladie.
Un médecin agréé est un médecin généraliste ou spécialiste figurant sur une liste établie, dans chaque département, par le préfet, sur proposition de l’Agence régionale de santé, après avis du Conseil départemental de l’ordre des médecins. Un médecin agréé a notamment pour rôle d'effectuer les contre-visites et les expertises.
En cas de refus de votre part de vous soumettre à ces examens, votre rémunération n'est plus versée.
Si vous ou votre administration employeur contestez l'avis du médecin agréé, vous pouvez saisir le conseil médical.
Votre administration peut également faire procéder au contrôle administratif de votre arrêt de travail par toute personne habilitée pour cela.
Ce contrôle porte sur votre présence à votre domicile, ou à votre lieu de repos s'il est différent, lorsque les sorties ne sont pas autorisées ou pendant les heures de présence obligatoire indiquées par votre médecin sur l’arrêt de travail.
En cas d’absence injustifiée ou de refus de vous soumettre à ce contrôle administratif, le versement de votre rémunération est interrompu jusqu'à la date de fin de votre arrêt de travail.
Les périodes pendant lesquelles le versement de la rémunération est interrompu compte dans la période de congé en cours.
Vous reprenez vos fonctions.
Votre poste de travail peut éventuellement être adapté à votre état de santé si nécessaire.
Si vous avez été placé en congé de maladie pendant 12 mois consécutifs, vous ne pouvez reprendre votre travail qu'après avis favorable du conseil médical.
Pendant toute la durée de la procédure devant le conseil médical, le paiement de votre demi-traitement est maintenu jusqu'à la date de la décision de reprise de service.
En cas de refus du poste proposé sans motif valable lié à votre état de santé, vous pouvez être licencié après avis de la commission administrative paritaire.
Si vous êtes atteint d’une pathologie pouvant donner lieu à un congé de longue maladie (CLM), vous pouvez demander à être placé en CLM en cours ou à la fin de vos droits à congé de maladie.
Connaître les maladies ouvrant droit à un CLM
Vous pouvez être placé en CLM si vous êtes atteint d'une maladie figurant sur une liste fixée par arrêté.
Cette liste n'est pas limitative : un CLM peut être accordé pour d'autres maladies après avis du conseil médical.
Si vous ne pouvez pas reprendre vos fonctions antérieures à la fin de votre congé de maladie de 12 mois, votre situation est soumise à la consultation du conseil médical. Elle varie selon que vous êtes fonctionnaire titulaire ou stagiaire.
Fonctionnaire titulaire
Fonctionnaire titulaire
Si vous ne pouvez pas reprendre votre service à la fin de votre congé de maladie, vous pouvez :
Pendant toute la durée de la procédure devant le conseil médical, le paiement de votre demi-traitement est maintenu jusqu'à la date de la décision de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite.
En cas de reclassement sur un emploi compatible avec votre état de santé, si vous refusez le poste proposé sans motif valable lié à votre état de santé, vous pouvez être licencié après avis de la commission administrative paritaire.
Fonctionnaire stagiaire
Fonctionnaire stagiaire
Si vous ne pouvez pas reprendre votre service à la fin de votre congé de maladie , vous pouvez :
Si vous étiez détaché pour stage et êtes titulaire dans un autre corps ou cadre d’emplois, il est mis fin à votre détachement pour stage et vous êtes remis à disposition de votre administration d'origine.
Dans votre administration d'origine, votre situation est examinée selon les règles applicables au fonctionnaire titulaire.
FPH
FPH
Si vous êtes en activité ou en détachement, vous pouvez être placé en congé de maladie (appelé auparavant congé de malade ordinaire - CMO) lorsque la maladie ou un accident survenu hors temps de travail vous met dans l'impossibilité d'exercer vos fonctions.
Vous devez pour cela adresser à votre administration employeur un avis d'arrêt de travail.
Pour être placé en congé de maladie, vous devez adresser à votre administration employeur un avis d'arrêt de travail dans les 48 heures qui suivent son établissement par un médecin, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme.
Cet avis d’arrêt de travail précise les éléments d'ordre médical et les motifs justifiant l'arrêt de travail et sa durée.
La durée de l’arrêt de travail ne peut pas être supérieure à 31 jours pour une 1re prescription, sauf si le médecin, le chirurgien-dentiste ou la sage-femme justifie de la nécessité d'une durée plus longue au vu de votre situation et compte-tenu des éventuelles recommandations de la Haute Autorité de santé.
L’avis d'arrêt de travail peut être dématérialisé.
Si l’avis d'arrêt de travail n’est pas dématérialisé, vous devez transmettre à votre administration employeur les volets n°2 et 3 de l'avis d'arrêt de travail. Vous conservez le volet n°1. Ce volet doit être présenté au médecin agréé de l'administration, en cas de contre-visite ou de tout autre examen médical.
En cas de renouvellement de votre arrêt de travail, vous devez transmettre à votre administration votre prolongation dans le même délai de 48 heures suivant l'établissement de l'arrêt de travail.
Comme l’arrêt initial, l’avis de prolongation précise la durée de l’arrêt. La durée de l’arrêt de travail ne peut pas être supérieure à 62 jours.
En cas de non-respect du délai de 48 heures, votre administration vous informe par courrier du retard constaté.
Elle vous informe également que vous vous exposez à une réduction de votre rémunération en cas de nouvel envoi tardif dans les 24 mois suivant ce 1er envoi tardif. En cas de nouvel envoi tardif d'un arrêt de travail, la rémunération due entre la date d’établissement du nouvel arrêt de travail et la date de sa transmission est réduite de moitié.
Le délai d'envoi de 48 heures peut être dépassé en cas d'hospitalisation.
Et si vous êtes dans l'impossibilité de respecter le délai de 48 heures, hors hospitalisation, vous disposez de 8 jours suivant l'établissement de l'arrêt de travail pour justifier de cette impossibilité.
En cas de nouvel envoi tardif d'un arrêt de travail, la réduction de moitié de votre rémunération concerne votre traitement indiciaire brut et vos primes et indemnités.
En revanche, les éléments de rémunération suivants continuent de vous être versés en totalité :
Prise en charge partielle du prix du titre de transport en commun que vous utilisez pour vos déplacements entre votre domicile et votre lieu de travail
Avantages en nature
Remboursement de frais
Primes et indemnités liées au changement de résidence, à la primo-affectation, à la mobilité géographique et aux restructurations
Primes et indemnités liées à l'organisation du travail
Indemnités d'enseignement ou de jury et autres indemnités non directement liées à l'emploi
Part ou intégralité des primes et indemnités dont la modulation est fonction des résultats et de la manière de servir
Versements exceptionnels ou occasionnels de primes et indemnités correspondant à un fait générateur unique.
La durée du congé de maladie peut être d'un an maximum pendant une période de 12 mois consécutifs.
Vous percevez 90 % de votre traitement indiciaire brut pendant 3 mois, puis la moitié de votre traitement indiciaire pendant 9 mois.
Les droits à 90 % ou à 50 % de votre traitement indiciaire sont décomptés, pour chaque jour d'arrêt de travail, en fonction des jours d'arrêt à 90 % ou à 50 % déjà accordés au cours des 365 (ou 366) jours précédents.
Chaque arrêt de travail fait l'objet d'un jour de carence non rémunéré.
La rémunération se calcule sur la base de 360 trentièmes (30 trentièmes par mois quel soit le nombre réel de jours dans le mois).
Lorsque vous êtes en congé de maladie, vous pouvez bénéficier de 90 trentièmes à 90 % et de 270 trentièmes à 50 %.
Lorsque vous dépassez 90 jours à plein traitement dans la période de référence de 365 jours, vous basculez en demi-traitement pour le reste des jours de maladie, dans la limite de 270 jours.
Exemple
Si vous êtes placé en arrêt de travail pendant 3 mois consécutifs du 20 mars au 17 juin inclus (90 jours calendaires), vous percevez 90 % de votre traitement indiciaire pendant 89 jours ou trentièmes (90 jours - 1 jour de carence) si vous n'avez pas déjà été en arrêt de travail pendant 90 jours rémunérés à 90 % depuis le 21 mars de l’année précédente.
Le jour de carence n'est pas rémunéré, mais il est décompté comme s'il s'agissait d'un jour de congé de maladie rémunéré à 90 %.
Si vous avez déjà été placé en arrêt de travail pendant 60 jours depuis le 21 mars de l’année précédente, rémunérés à 90 %, vous avez droit à 90 % de votre traitement indiciaire pendant seulement 30 jours ou trentièmes.
Vous percevez donc 90 % de votre traitement indiciaire pendant 30 jours calendaires correspondant à la période du 20 mars au 18 avril. Toutefois, le 1er jour (le 20 mars) fait l'objet d'une retenue d'1/30e (jour de carence), mais il est décompté comme s'il s'agissait d'un jour de congé de maladie rémunéré à 90 %.
Et, à partir du 19 avril, vous êtes rémunéré à demi traitement jusqu'à la fin de votre arrêt de travail.
Toutefois, le jour de carence ne s'applique pas lors du 2e arrêt de travail si vous n'avez pas repris le travail plus de 48 heures entre 2 congés de maladie accordés pour la même affection.
Il en est ainsi :
Lorsque le nouvel arrêt de travail prolonge l'arrêt précédent et que le médecin prescripteur a coché la case prolongation
Ou quand vous tentez de reprendre vos fonctions et vous trouvez dans l'obligation de vous arrêter de nouveau 1 ou 2 jours plus tard
Ou lorsque vous n'avez pas pu consulter votre médecin un samedi, un dimanche ou un jour férié accolé au week-end pour des raisons indépendantes de votre volonté.
Le nouvel arrêt est considéré comme une rechute et une prolongation puisqu'il n'y a pas eu disparition de la cause de l'arrêt initial.
Le délai de 48 heures, décompté en jours calendaires, commence à courir à partir du 1er jour qui suit le dernier jour de votre arrêt de travail initial.
Les autres éléments de rémunération sont versés dans les conditions suivantes :
Éléments de rémunération |
Conditions de versement pendant 3 mois |
Conditions de versement pendant 9 mois |
|---|---|---|
Indemnité de résidence (IR) |
100 % |
100 % |
Supplément familial de traitement (SFT) |
100 % |
100 % |
Nouvelle bonification indiciaire (NBI) |
90 % |
50 % |
Primes et indemnités |
Indemnité de sujétion spéciale (ISS) versée à 90 % |
(ISS) versée à 50 % |
En cas de prolongation de votre arrêt de travail initial, votre rémunération n'est maintenue que si la prolongation est prescrite par le médecin prescripteur de l’arrêt initial, par votre médecin traitant, par la sage-femme ou par le chirurgien-dentiste, sauf en cas d’impossibilité justifiée de votre part.
La prolongation ne peut être réalisée par un acte de télémédecine que si les conditions suivantes sont remplies :
Il s’agit du 1er renouvellement de votre arrêt de travail initial
La durée de la prolongation ne dépasse pas 3 jours et n’a pas pour effet de porter à plus de 3 jours la durée de votre arrêt de travail déjà en cours.
Ces conditions ne s’appliquent pas lorsque l'arrêt de travail est renouvelé par votre médecin traitant ou votre sage-femme référente ou, en cas d'impossibilité justifiée, de consulter un professionnel médical compétent pour obtenir, en sa présence, une prolongation de votre arrêt de travail.
Le temps passé en congé de maladie est sans effet sur vos droits à avancement (d'échelon et de grade).
Le temps passé en congé de maladie ne réduit pas vos droits aux autres congés, notamment aux congés suivants :
Congé pour validation des acquis de l'expérience
Congé pour bilan de compétences
Congé pour formation syndicale
Rappel
Si vous ne pouvez pas bénéficier de vos congés annuels en raison de congés de maladie, une partie de vos congés annuels peut être reportée sous certaines conditions.
Les périodes pendant lesquelles vous êtes en congé de maladie ne vous donnent pas droit à des RTT.
Si vous êtes fonctionnaire stagiaire, les congés de maladie, au-delà d'une certaine durée, prolongent la durée de votre stage.
Vous pouvez demander à bénéficier d'une formation ou d'un bilan de compétences ou à pratiquer une activité favorisant votre réadaptation ou votre reconversion professionnelle.
Les périodes de congé de maladie sont prises en compte pour la retraite.
Pour le départ en retraite anticipée pour carrière longue, les congés de maladie, quels qu’ils soient (maladie ordinaire, longue maladie (CLM), longue durée (CLD), citis) sont pris en compte dans la limite de 4 trimestres.
Pendant votre congé de maladie, vous devez cesser tout travail rémunéré (sauf les activités ordonnées et contrôlées médicalement en vue de votre réadaptation à l'emploi).
En cas de non-respect de cette obligation, votre rémunération n'est plus versée jusqu'à ce que vous respectiez l'obligation concernée.
Votre administration employeur peut vous soumettre à tout moment à une visite de contrôle par un médecin agréé.
Vous êtes obligatoirement soumis à un examen de contrôle, par un médecin agréé, au moins 1 fois après 6 mois consécutifs de congé de maladie.
Un médecin agréé est un médecin généraliste ou spécialiste figurant sur une liste établie, dans chaque département, par le préfet, sur proposition de l’Agence régionale de santé, après avis du Conseil départemental de l’ordre des médecins. Un médecin agréé a notamment pour rôle d'effectuer les contre-visites et les expertises.
En cas de refus de votre part de vous soumettre à ces examens, votre rémunération n'est plus versée.
Si vous ou votre administration employeur contestez l'avis du médecin agréé, vous pouvez saisir le conseil médical.
Votre administration peut également faire procéder au contrôle administratif de votre arrêt de travail par toute personne habilitée pour cela.
Ce contrôle porte sur votre présence à votre domicile, ou à votre lieu de repos s'il est différent, lorsque les sorties ne sont pas autorisées ou pendant les heures de présence obligatoire indiquées par votre médecin sur l’arrêt de travail.
En cas d’absence injustifiée ou de refus de vous soumettre à ce contrôle administratif, le versement de votre rémunération est interrompu jusqu'à la date de fin de votre arrêt de travail.
Les périodes pendant lesquelles le versement de la rémunération est interrompu compte dans la période de congé en cours.
Vous reprenez vos fonctions.
Votre poste de travail peut éventuellement être adapté à votre état de santé si nécessaire.
Si vous avez été placé en congé de maladie pendant 12 mois consécutifs, vous ne pouvez reprendre votre travail qu'après avis favorable du conseil médical.
Pendant toute la durée de la procédure devant le conseil médical, le paiement de votre demi-traitement est maintenu jusqu'à la date de la décision de reprise de service.
Si vous êtes atteint d’une pathologie pouvant donner lieu à un congé de longue maladie (CLM), vous pouvez demander à être placé en CLM en cours ou à la fin de vos droits à congé de maladie.
Connaître les maladies ouvrant droit à un CLM
Vous pouvez être placé en CLM si vous êtes atteint d'une maladie figurant sur une liste fixée par arrêté.
Cette liste n'est pas limitative : un CLM peut être accordé pour d'autres maladies après avis du conseil médical.
Si vous ne pouvez pas reprendre vos fonctions antérieures à la fin de votre congé de maladie de 12 mois, votre situation est soumise à la consultation du conseil médical. Elle varie selon que vous êtes fonctionnaire titulaire ou stagiaire :
Fonctionnaire titulaire
Fonctionnaire titulaire
Si vous ne pouvez pas reprendre votre service à la fin de votre congé de maladie, vous pouvez :
Pendant toute la durée de la procédure devant le conseil médical, le paiement de votre demi-traitement est maintenu jusqu'à la date de la décision de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite.
Fonctionnaire stagiaire
Fonctionnaire stagiaire
Si vous ne pouvez pas reprendre votre service à la fin de votre congé de maladie , vous pouvez :
Si vous étiez détaché pour stage et êtes titulaire dans un autre corps ou cadre d’emplois, il est mis fin à votre détachement pour stage et vous êtes remis à disposition de votre administration d'origine.
Dans votre administration d'origine, votre situation est examinée selon les règles applicables au fonctionnaire titulaire.
Textes de référence
Code général de la fonction publique : articles L115-1 à L115-6Droits à rémunération, droits sociaux, droit à la formation professionnelle et droit à l'information : articles L115-2, L115-3
Code général de la fonction publique : articles L822-1 à L822-5Congés de maladie
Code général de la fonction publique : articles L822-27 à L822-30Situation administrative des agents en congé pour raison de santé
Code général de la fonction publique : articles R327-36 à R327-41
Décret n°93-522 du 26 mars 1993 relatif aux conditions de mise en œuvre de la NBI dans la FPEArticle 2
Décret n°93-863 du 18 juin 1993 relatif aux conditions de mise en œuvre de la NBI dans la FPTArticle 2
Décret n°94-139 du 14 février 1994 relatif aux conditions de mise en œuvre de la NBI dans la FPHArticle 2
Circulaire du 20 avril 2015 relative au délai de transmission des arrêts de maladie
Vous percevez 90 % de votre traitement indiciaire brut pendant 3 mois, puis la moitié de votre traitement indiciaire pendant 9 mois.
Les droits à 90 % ou à 50 % de votre traitement indiciaire sont décomptés, pour chaque jour d'arrêt de travail, en fonction des jours d'arrêt à 90 % ou à 50 % déjà accordés au cours des 365 (ou 366) jours précédents.
Chaque arrêt de travail fait l'objet d'un jour de carence non rémunéré.
La rémunération se calcule sur la base de 360 trentièmes (30 trentièmes par mois quel soit le nombre réel de jours dans le mois).
Lorsque vous êtes en congé de maladie, vous pouvez bénéficier de 90 trentièmes à 90 % et de 270 trentièmes à 50 %.
Lorsque vous dépassez 90 jours à plein traitement dans la période de référence de 365 jours, vous basculez en demi-traitement pour le reste des jours de maladie, dans la limite de 270 jours.
Exemple
Si vous êtes placé en arrêt de travail pendant 3 mois consécutifs du 20 mars au 17 juin inclus (90 jours calendaires), vous percevez 90 % de votre traitement indiciaire pendant 89 jours ou trentièmes (90 jours - 1 jour de carence) si vous n'avez pas déjà été en arrêt de travail pendant 90 jours rémunérés à 90 % depuis le 21 mars de l’année précédente.
Le jour de carence n'est pas rémunéré, mais il est décompté comme s'il s'agissait d'un jour de congé de maladie rémunéré à 90 %.
Si vous avez déjà été placé en arrêt de travail pendant 60 jours depuis le 21 mars de l’année précédente, rémunérés à 90 %, vous avez droit à 90 % de votre traitement indiciaire pendant seulement 30 jours ou trentièmes.
Vous percevez donc 90 % de votre traitement indiciaire pendant 30 jours calendaires correspondant à la période du 20 mars au 18 avril. Toutefois, le 1er jour (le 20 mars) fait l'objet d'une retenue d'1/30e (jour de carence), mais il est décompté comme s'il s'agissait d'un jour de congé de maladie rémunéré à 90 %.
Et, à partir du 19 avril, vous êtes rémunéré à demi traitement jusqu'à la fin de votre arrêt de travail.
Rappel
Le jour de carence ne s'applique pas lors du 2e arrêt de travail si vous n'avez pas repris le travail plus de 48 heures entre 2 congés de maladie accordés pour la même affection. Il en est ainsi :
Lorsque le nouvel arrêt de travail prolonge l'arrêt précédent et que le médecin prescripteur coche la case prolongation
Ou quand vous tentez de reprendre vos fonctions et vous trouvez dans l'obligation de vous arrêter de nouveau 1 ou 2 jours plus tard
Ou lorsque vous ne pouvez pas consulter votre médecin un samedi, un dimanche ou un jour férié accolé au week-end pour des raisons indépendantes de votre volonté.
Le nouvel arrêt est considéré comme une rechute et une prolongation, puisqu'il n'y a pas eu disparition de la cause de l'arrêt initial.
Le délai de 48 heures, décompté en jours calendaires, commence à courir à partir du 1er jour qui suit le dernier jour de votre arrêt de travail initial.
Les autres éléments de rémunération sont versés dans les conditions suivantes :
Rémunération du fonctionnaire d'État pendant un congé de maladie
Éléments de rémunération
Conditions de versement pendant 3 mois
Conditions de versement pendant 9 mois
Indemnité de résidence (IR)
100 %
100 %
Supplément familial de traitement (SFT)
100 %
100 %
Nouvelle bonification indiciaire (NBI)
90 %
50 %
Primes et indemnités
90 %
50 %
En cas de prolongation de votre arrêt de travail initial, votre rémunération n'est maintenue que si la prolongation est prescrite par le médecin prescripteur de l’arrêt initial, par votre médecin traitant, par la sage-femme ou par le chirurgien-dentiste, sauf en cas d’impossibilité justifiée de votre part.
La prolongation ne peut être réalisée par un acte de télémédecine que si les conditions suivantes sont remplies :
Il s’agit du 1er renouvellement de votre arrêt de travail initial
La durée de la prolongation ne dépasse pas 3 jours et n’a pas pour effet de porter à plus de 3 jours la durée de votre arrêt de travail déjà en cours.
Ces conditions ne s’appliquent pas lorsque l'arrêt de travail est renouvelé par votre médecin traitant ou votre sage-femme référente ou, en cas d'impossibilité justifiée, de consulter un professionnel médical compétent pour obtenir, en sa présence, une prolongation de votre arrêt de travail.